Pour rappel :
| Décimal, base 10 : 0 à 9 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Hexadécimal, base 16 : 0 à F | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | A | B | C | D | E | F |
| Binaire, base 2 : 0 à 1 | 0000 | 0001 | 0010 | 0011 | 0100 | 0101 | 0110 | 0111 | 1000 | 1001 | 1010 | 1011 | 1100 | 1101 | 1110 | 1111 |
| Octal, base 8 : 0 à 7 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| Caractères ASCII | NUL | SOH | STX | ETX | EOT | ENQ | ACK | BEL | BS | HT | LF | VT | FF | CR | SO | SI |
Le système binaire est un système de numération utilisant la base 2. On nomme couramment bit (de l'anglais binary digit, soit « chiffre binaire ») les chiffres de la numération binaire. Ceux ci ne peuvent prendre que deux valeurs, notées par convention 0 et 1. Il est utilisé dans les codes des ordinateurs.
L'arithmétique binaire (plus simplement le calcul binaire) est utilisé par les machines électroniques les plus courantes (calculatrices, ordinateurs, etc.) car la présence ou l'absence de courant peuvent servir à représenter les deux chiffres 0 et 1.
0 + 0 = 0 0 + 1 = 1 1 + 0 = 1 1 + 1 = 10Exemple :
11 + 1 = 100se détaille ainsi :
1 + 1 = 10 => on pose 0, et retient 1
1 + 1(retenue) = 10 => on pose 0, et retient 1
0 + 1(retenue) = 1 => 1
Le système décimal est un système de numération utilisant la base dix. Dans ce système, les puissances de dix et leurs multiples bénéficient d'une représentation privilégiée. Le système décimal est largement le plus répandu. Ainsi sont constituées, par exemple, les numérations :
|
|
|
|
|
Les peuples ayant une base de numération décimale ont employé, au cours du temps, des techniques variées pour représenter les nombres. En voici quelques exemples.

Le système hexadécimal est un système de numération positionnel en base 16, utilisant les chiffres arabes pour les dix premiers chiffres et les lettres A à F pour les six suivants. Particulièrement utile en informatique, cette écriture des entiers naturels permet un compromis entre l'utilisation d'un code binaire et une facilité de lecture des résultats.
Chaque chiffre correspond exactement à quatre bits binaires. Utilisé la première fois en 1956 par l'ordinateur Bendix G-15, le système hexadécimal fut commercialisé par l'entreprise américaine IBM à partir de 1963. Il s'agit du standard actuellement reconnu.
L'adjectif hexadécimal provient de la juxtaposition de hexa et de décimal. Le préfixe hexa provient du grec έξ (hex) qui signifie six alors que décimal est un terme de provenance latine.
Le choix a été fait dans l'appellation d'écrire 6+10 au lieu de 16, pour insister sur l'ajout de six chiffres supplémentaires par rapport au système décimal, système largement diffusé aux États-Unis.
Pour obtenir une cohérence dans l'étymologie tout en conservant l'écriture 6+10, la documentation Bendix utilisait l'appellation sexadécimal, mais l'appellation fut rejetée, jugée trop risquée.
Selon Schwartzman (The Words of Mathematics: an etymological dictionary of mathematical terms used in English), les pirates informatiques auraient été tentés d'utiliser l'abréviation sex. Selon Donald Knuth, la bonne appellation aurait dû être senidenary ou en français système sénidénaire, dont la construction étymologique est la même que système binaire.
Le système de numération octal est le système de numération de base 8, et utilise les chiffres de 0 à 7. En accord avec l'ouvrage de Donald Knuth's, The Art of Computer Programming, il fut inventé par le roi Charles XII de Suède.
La numération octale peut être construite à partir de la numération binaire en groupant les chiffres consécutifs en triplets (à partir de la droite). Par exemple, la représentation binaire du nombre décimal 74 est 1001010, que l'on groupe en 1 001 010 ; ainsi, la représentation octale est 1 pour 1, 1 pour le groupe 001, et 2 pour le groupe 010, ce qui nous donne 112.
Le système octal est quelquefois utilisé en calcul à la place de l'hexadécimal. Il possède le double avantage de ne pas requérir de symbole supplémentaire pour ses chiffres et d'être une puissance de deux pour pouvoir grouper les chiffres.
Le décompte octal pourrait avoir été utilisé dans le passé à la place du décompte décimal, en comptant soit les trous entre les doigts ou les doigts différents des pouces. Ceci expliquerait l'homonymie en français du mot "neuf" (qui signifie aussi "nouveau"), et pourquoi le latin pour neuf novem est si proche du latin pour le mot nouveau novus. Il pourrait avoir le sens de nouveau nombre. Ce qui expliquerait aussi la racine semblable des mots arabes تسعٌ (neuf) et اتسع (étendre)